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DISTRIBUTION
Auteurs : Cirrus Poivre,
Alain Schons
et la Compagnie Coatimundi
Mise en scène :
Catherine KRÉMER
Lumières : Eric POIRIER
Interprétation : Jean Claude LEPORTIER, Eric POIRIER, catherine
Krémer
Marionnettes : Compagnie Coatimundi
Technique : Marionnettes sur table
" Petite forme " pour petite salle
(obscurité nécessaire)
Public : Tout Public à partir de 8 ans / adultes
Durée : 70 mn
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FICHE TECHNIQUE
Nombre de spectateurs :
150 personnes environ
Espace scénique nécessaire : Ouverture : 6 m (min), Profondeur
: 4 m (min), Hauteur : 3 m (min)
Lumière et Son : matériel fourni par la compagnie.
Alimentation électrique : 2 prise monophasées standard (16
A)
Personnes déplacées : 3 comédiens
Rapport au public : frontal (gradins souhaités)
Temps de montage : 3 h (démontage : 1 h)
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Dossier du spectacle
PDF à télécharger
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Notes de mise en scène
Un
passé sur les planches …
Panard et Grodo ont déjà une longue histoire. Ils ont été créés pour notre
spectacle " Ciclo ". Ils y avaient un petit rôle : deux sbires des bas
fonds qui viennent tourmenter le coma d'un cycliste accidenté. Leur forte
personnalité nous a donné envie de les mettre au premier plan dans un
nouveau spectacle : " Les Filozofes " où, aux côtés de madame Zéfurine,
ils vivaient des situations musclées dans une intrigue déjà dangereusement
absurde. Ils y révélaient déjà leur personnalité d'idiots lumineux. C'est
là que s'est planté le décor qui leur convient toujours : un squat où
ils vivent au jour le jour (thème très contemporain). Mais attention !
Ils ont leur point de vue sur le monde ! Depuis, nous avons écrit quelques
nouvelles pièces courtes à leur mesure. Ce nouveau spectacle est un ensemble
de 4 albums qui se déroulent dans ce squat.
Un langage BD
Créer des personnages et de les suivre à travers plusieurs histoires est
une façon de faire très bande dessinée qui convient parfaitement au langage
marionnette. Les caractères se développent et s'approfondissent avec le
temps. Ils ont une histoire. Nous avons eu le temps de les connaître au
cours des répétitions des spectacles précédents et avons pu mesurer la
qualité de leur rapport au public lors des représentations. Nous avons
une intimité avec eux.
Des rencontres
Ce spectacle est le résultat d'un laboratoire qui s'est déroulé sur plusieurs
années avec la mise au point d'instruments capable d'assumer la dynamique
extrême d'une manipulation musclée, et la recherche d'une écriture qui
convient à cette dynamique. Deux rencontres ont été décisives : La première
avec Alain Schons, metteur en scène et spécialiste du clown et du théâtre
burlesque La seconde avec Cirrus poivre, marionnettiste et auteur, dont
la plume dramaturge très bien pour ces personnages. Elle leur permet d'aller
jusqu'au bout de leurs potentiel expressif.
Marionnettes ? Oui des marionnettes !
C'est un spectacle " de marionnettes " et non " avec marionnettes ". Elles
sont au premier plan dans une sobriété de moyens qui focalise l'attention
du spectateur sur le jeu très efficace des personnages. Le jeu de marionnettes
déborde bien sûr largement ce qu'un acteur pourrait faire. On y passe
dans une autre dimension. On y prend un autre souffle. C'est une autre
façon de raconter aussi ! Précision et virtuosité, vols et chutes, cascades
scandées par des coups de cymbales. Panard et Grodo ne sont pas des athlètes
… ce sont des marionnettes.
Du burlesque à n'y pas croire ses yeux et ses oreilles !
Les personnages sont réalistes. Des situations socialement plausibles
dérivent très vite dans des solutions improbables. Tel est le langage
marionnette qu'il nous permet d'invraisemblables ellipses. Les personnages
ne touchent pas le sol ou s'y écrasent abusivement comme si leur gravité
était ailleurs. Leur équilibre joué n'est qu'artifice. S'identifier avec
de tels personnages est une aventure.
Sacré duo
Cette fine équipe renvoie à d'autres duos bien connus : Tintin et le capitaine
Haddock, l'Auguste et le Clown blanc, Laurel et Hardy. Ils tressent les
quiproquos d'histoires cousues de fils blancs. Leur logique particulière
met à nu la trame de nos façons d'être et révèle l'absurdité de notre
monde. C'est en ce sens que ces personnages sont vivants et nécessaires.
Ce sont des parents de Nasrudin Hodja, le sage réalisé par l'idiotie.
C'est en nous étirant les zygomatiques qu'ils nous agrandissent le monde.
( 1) Le Mulla Nasrudin (ou DJ'HA, ou Nasr
Eddin Hodja) est un personnage de la tradition Soufi . Un texte très ancien
lui décerne le titre "d'idiot complet ". Il ne faut pas se méprendre :
cette qualification n'est pas un blâme mais un éloge. Elle ne signifie
pas que Nasr Eddin soit complètement idiot, selon l'expression usuelle,
mais bien plutôt qu'il est un idiot accompli. Comme d'autres accèdent
à l'illumination, il aurait atteint le stade suprême - sublime - de l'idiotie.
"Ces histoires qui illustrent les tours caractéristiques de l'esprit humain,
parfois supports d'enseignement, parfois simple divertissement, sont présentes
dans toutes les cultures méditerranéennes. Nous voici curieusement, en
présence de koans (ces énigmes que les adeptes du zen se voit proposer
comme sujets de méditation) mais de koans où l'accent serait mis sur le
dérisoire, le risible de toute situation de conflit. Sublimes paroles
et idioties de Nasr Eddin Hodja recueillis par Jean-Louis Maunoury (Editions
Phébus)
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