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La vie comme j'te pousse

Création 2010

Une complicité théâtrale de CATHERINE KREMER, JEAN CLAUDE LEPORTIER, ERIC POIRIER ET ALAIN SCHONS

Spectacle tout public à partir de 8 ans
Ou
pour un public adulte

    4 pièces en un acte, jouées par Panard,Grodo et...leur cousine. Des personnages lumineux qui tirent des bords aussi bien dans le théâtre de Corneille et Molière que dans les albums de Carmen Cru ou les contes de Nasrudin(1).

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bientôt disponible

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4 pièces courtes

 
100 balles de Alain Schons et Coatimundi
100 balles multipliées par les projets grandioses de Grodo mais divisées par la cleptomaniaquerie de Panard ça fait du foin quand on est sur la paille !

Résumé

En apesanteur et à 70 centimètres d'altitude la bouffonnerie inspirée de deux compères inventifs qui expérimentent des solutions déraisonnables pour des situations impossibles Panard et Grodo sont des quadras pas vraiment wonder boys mais plutôt babas adeptes de la cannette, des santiags et de Jimmy Hendriks. Tels deux bouffons inspirés ils tirent des bords dans un quotidien qui est le plein milieu de la marge. Ils sont lumineux, sordides et déraisonnables. La raison ne fait certes pas partie de leur panoplie. Ils ont une façon de s'en servir qui leur mord les doigts.

 
Panard et Grodo font du théâtre
de Cirrus Poivre*
En 20 minutes et avec brio Panard et Grodo nous jouent Le Cid, Roméo et Juliette, Les fourberies de Scapin et Cyrano de bergerac. Un tour de force ! Panard, qui n'est pas un athlète, nous a révélé que s'ils fait du théâtre c'est surtout pour faire briller les yeux des filles.
* Nom de plume de Eric Poirier
 
Panard et Grodo témoignent de Cirrus Poivre
Un scoop ! Panard et Grodo à la télé. Une interviouve. Ben quoi !….. décomplexés, comme tout le monde !
 
La cousine de Cirrus Poivre
Le pôle emploi déguisé en cousine tourne la manivelle de la réinsertion dans le mauvais sens.... Attention au retour!

 

DISTRIBUTION

Auteurs : Cirrus Poivre, Alain Schons
et la Compagnie Coatimundi
Mise en scène :
Catherine KRÉMER
Lumières : Eric POIRIER
Interprétation : Jean Claude LEPORTIER, Eric POIRIER, catherine Krémer
Marionnettes : Compagnie Coatimundi
Technique :
Marionnettes sur table
" Petite forme " pour petite salle
(obscurité nécessaire)
Public : Tout Public à partir de 8 ans / adultes

Durée : 70 mn


FICHE TECHNIQUE


Nombre de spectateurs : 150 personnes environ
Espace scénique nécessaire : Ouverture : 6 m (min), Profondeur : 4 m (min), Hauteur : 3 m (min)
Lumière et Son : matériel fourni par la compagnie.
Alimentation électrique : 2 prise monophasées standard (16 A)
Personnes déplacées : 3 comédiens
Rapport au public : frontal (gradins souhaités)
Temps de montage :
3 h (démontage : 1 h)

Dossier du spectacle

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Notes de mise en scène

Un passé sur les planches …
Panard et Grodo ont déjà une longue histoire. Ils ont été créés pour notre spectacle " Ciclo ". Ils y avaient un petit rôle : deux sbires des bas fonds qui viennent tourmenter le coma d'un cycliste accidenté. Leur forte personnalité nous a donné envie de les mettre au premier plan dans un nouveau spectacle : " Les Filozofes " où, aux côtés de madame Zéfurine, ils vivaient des situations musclées dans une intrigue déjà dangereusement absurde. Ils y révélaient déjà leur personnalité d'idiots lumineux. C'est là que s'est planté le décor qui leur convient toujours : un squat où ils vivent au jour le jour (thème très contemporain). Mais attention ! Ils ont leur point de vue sur le monde ! Depuis, nous avons écrit quelques nouvelles pièces courtes à leur mesure. Ce nouveau spectacle est un ensemble de 4 albums qui se déroulent dans ce squat.

Un langage BD
Créer des personnages et de les suivre à travers plusieurs histoires est une façon de faire très bande dessinée qui convient parfaitement au langage marionnette. Les caractères se développent et s'approfondissent avec le temps. Ils ont une histoire. Nous avons eu le temps de les connaître au cours des répétitions des spectacles précédents et avons pu mesurer la qualité de leur rapport au public lors des représentations. Nous avons une intimité avec eux.

Des rencontres
Ce spectacle est le résultat d'un laboratoire qui s'est déroulé sur plusieurs années avec la mise au point d'instruments capable d'assumer la dynamique extrême d'une manipulation musclée, et la recherche d'une écriture qui convient à cette dynamique. Deux rencontres ont été décisives : La première avec Alain Schons, metteur en scène et spécialiste du clown et du théâtre burlesque La seconde avec Cirrus poivre, marionnettiste et auteur, dont la plume dramaturge très bien pour ces personnages. Elle leur permet d'aller jusqu'au bout de leurs potentiel expressif.

Marionnettes ? Oui des marionnettes !
C'est un spectacle " de marionnettes " et non " avec marionnettes ". Elles sont au premier plan dans une sobriété de moyens qui focalise l'attention du spectateur sur le jeu très efficace des personnages. Le jeu de marionnettes déborde bien sûr largement ce qu'un acteur pourrait faire. On y passe dans une autre dimension. On y prend un autre souffle. C'est une autre façon de raconter aussi ! Précision et virtuosité, vols et chutes, cascades scandées par des coups de cymbales. Panard et Grodo ne sont pas des athlètes … ce sont des marionnettes.

Du burlesque à n'y pas croire ses yeux et ses oreilles !
Les personnages sont réalistes. Des situations socialement plausibles dérivent très vite dans des solutions improbables. Tel est le langage marionnette qu'il nous permet d'invraisemblables ellipses. Les personnages ne touchent pas le sol ou s'y écrasent abusivement comme si leur gravité était ailleurs. Leur équilibre joué n'est qu'artifice. S'identifier avec de tels personnages est une aventure.

Sacré duo
Cette fine équipe renvoie à d'autres duos bien connus : Tintin et le capitaine Haddock, l'Auguste et le Clown blanc, Laurel et Hardy. Ils tressent les quiproquos d'histoires cousues de fils blancs. Leur logique particulière met à nu la trame de nos façons d'être et révèle l'absurdité de notre monde. C'est en ce sens que ces personnages sont vivants et nécessaires. Ce sont des parents de Nasrudin Hodja, le sage réalisé par l'idiotie. C'est en nous étirant les zygomatiques qu'ils nous agrandissent le monde.

( 1) Le Mulla Nasrudin (ou DJ'HA, ou Nasr Eddin Hodja) est un personnage de la tradition Soufi . Un texte très ancien lui décerne le titre "d'idiot complet ". Il ne faut pas se méprendre : cette qualification n'est pas un blâme mais un éloge. Elle ne signifie pas que Nasr Eddin soit complètement idiot, selon l'expression usuelle, mais bien plutôt qu'il est un idiot accompli. Comme d'autres accèdent à l'illumination, il aurait atteint le stade suprême - sublime - de l'idiotie. "Ces histoires qui illustrent les tours caractéristiques de l'esprit humain, parfois supports d'enseignement, parfois simple divertissement, sont présentes dans toutes les cultures méditerranéennes. Nous voici curieusement, en présence de koans (ces énigmes que les adeptes du zen se voit proposer comme sujets de méditation) mais de koans où l'accent serait mis sur le dérisoire, le risible de toute situation de conflit. Sublimes paroles et idioties de Nasr Eddin Hodja recueillis par Jean-Louis Maunoury (Editions Phébus)

La presse
 

Des bouffons très modernes

JE NE SUIS PAS un fan de marionnettes, et pourtant... Panard et Grodo sont des bouffons très modernes. Ils " causent " le français de la rue et n'en retiennent, souvent, que le plus savoureux. Ils ne sont guère intelligents, mais sont - se croient? - très malins, comme beaucoup de nos contemporains. Dans ce monde impitoyable, où la concurrence doit être libre et non faussée et où les faibles sont irrémédiablement écartés, nos héros développent donc sans cesse des techniques de survie. Quand leurs combines marchent, ils ont l'exaltation grandiose. Quand elles foirent c'est la déprime totale. Panard et Grodo sont excessifs comme des adolescents qui ont mal vieilli.

Mine de rien, Les Filozofes en disent long sur notre époque épique. Nos compatriotes nous jugent sur notre " look ", notre capacité à produire de la richesse, nos performances de possédants, notre poids en euros.

Ce qu'il y a de très fort dans ce spectacle, c'est que Jean-Claude Leportier et Éric Poirier réussissent à me faire aimer Panard et Grodo, alors que je n'aurais pas eu envie de les fréquenter. La mise en scène (Catherine Krémer) et le jeu des manipulateurs, bourrés d'une énergie violente, transforment les marionnettes en des êtres humains drôles et attachants. Et me restituent l'espoir.

Je ne me suis pas ennuyé une minute. Il ne faut jamais juger sur les apparences.

Vincent Cambier (Les Trois Pilats - Avignon)